L’essentiel pour visiter

AdresseFerme de Boisjugan, boulevard de la Commune, 50000 Saint-Lô
État en octobre 2026Fermé à la visite pour travaux
RéouvertureDate non confirmée
CollectionsPlus de 4 000 objets et documents répertoriés
Parcours permanentEnviron 1 000 objets sur 800 m² avant fermeture
Contact02 33 72 52 55
Courrielmusee@saint-lo.fr

Installé dans une ferme historique de la vallée de la Vire, le Musée du Bocage normand raconte deux siècles de transformations de l’agriculture, des élevages et des paysages. Ses collections comprennent outils, objets de ferme et reconstitutions de métiers. En octobre 2026, le musée est fermé à la visite pour travaux : aucune réouverture du parcours permanent n’est confirmée.

La ferme de Boisjugan, siège du musée du Bocage normand, photographiée en 2006.
La ferme de Boisjugan, siège du musée du Bocage normand, photographiée en 2006.Photo : Xfigpower · Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0 · Redimensionnée, sans recadrage.
BOCAGE NORMAND
FERME DE BOISJUGAN

La ferme de Boisjugan, écrin patrimonial du musée

La ferme de Boisjugan est un ensemble rural en pierre dont les bâtiments s’échelonnent entre les XVIIe et XIXe siècles. Située boulevard de la Commune à Saint-Lô, elle conserve une architecture typique du bocage, avec bâtiments agricoles et anciens espaces de travail. Son implantation dans la vallée de la Vire rappelle l’importance de la relation entre les fermes, les prairies, les haies et le parcellaire. L’établissement y est installé depuis 1989. Il ne faut pas confondre la date des bâtiments, l’origine des collections et celle du musée, dont la muséographie a évolué au fil des décennies.

Source de référence : musées de Saint-Lô

Comment le bocage normand s’est-il formé ?

Le parcours permanent du musée est consacré à la formation du bocage, paysage caractérisé notamment par des haies, des talus, des chemins et des parcelles fermées. Ces éléments ont participé à l’organisation de l’élevage et des travaux agricoles. Le bocage n’est pas simplement une nature « sauvage » : il résulte de pratiques humaines et de changements fonciers de longue durée. Les haies peuvent contribuer à protéger les animaux du vent, à limiter l’érosion et à accueillir des espèces, mais leurs fonctions varient selon les milieux et les modes d’entretien.

Source de référence : musées de Saint-Lô

L’agriculture et l’élevage de 1800 à nos jours

Le musée retrace les mutations agricoles depuis les années 1800. Le réseau des musées évoque près de 1 000 objets sur 800 m² d’exposition permanente, tandis que la notice ministérielle inventorie plus de 4 000 objets et documents dans l’ensemble des collections. Ces deux chiffres ne mesurent donc pas le même périmètre. Les thèmes comprennent l’élevage équin et bovin, l’évolution des machines, les métiers et les transformations du travail. Les outils anciens permettent de comprendre la mécanisation et la diminution de certaines tâches manuelles, sans supposer que tous les agriculteurs ont adopté les mêmes innovations à la même date.

Source de référence : musées de Saint-Lô

Écurie, étable, atelier et beurrerie reconstitués

Avant la fermeture pour travaux, la muséographie mettait en scène une écurie, une étable, un atelier et une beurrerie. Ces lieux typiques permettaient d’approcher les gestes associés au soin des animaux, à l’entretien des outils, à la traite et à la transformation du lait. Il s’agit de reconstitutions conçues pour expliquer la vie rurale et non d’espaces restés identiques depuis le XIXe siècle. Leur intérêt est de relier des objets isolés aux tâches quotidiennes qu’ils rendaient possibles. La visite ordinaire de ces espaces n’est toutefois pas disponible en octobre 2026.

Source de référence : musées de Saint-Lô

D’où viennent les collections du musée ?

Le fonds s’est constitué à partir des années 1940 grâce à Jacques Monthulé, agriculteur au Mesnilbu. Il fonde en 1976 avec Jean de Saint-Jorre l’association « La Normandie traditionnelle », qui enrichit les collections par de nouvelles pièces. L’association a fait don de son fonds à la ville, qui a parallèlement acquis la collection Monthulé d’environ 900 objets. La notice Muséofile du ministère de la Culture recense aujourd’hui plus de 4 000 objets et documents. Cette trajectoire explique la présence de témoignages très concrets sur les métiers et les pratiques locales.

Source de référence : notice du ministère de la Culture

Un Musée de France dont l’histoire continue pendant les travaux

Le Musée du Bocage normand porte l’appellation Musée de France depuis le 17 septembre 2003. La ferme-musée a bénéficié d’une rénovation et d’une scénographie interactive entre 2000 et 2004. Son statut public ne signifie pas qu’il est nécessairement ouvert tous les jours : le réseau des musées annonce actuellement une fermeture pour travaux. Une visite exceptionnelle des réserves a été programmée pour les Journées européennes du patrimoine le 20 septembre 2026, sur réservation. Cet événement ponctuel ne constitue pas une réouverture des salles permanentes.

Source de référence : notice du ministère de la Culture

Octobre 2026 : fermé pour travaux, pas de billetterie ordinaire

En date du 24 octobre 2026, le Réseau des musées de Normandie et les informations municipales indiquent que le Musée du Bocage normand est fermé à la visite pour travaux. Il serait trompeur de reprendre les horaires historiques d’ouverture de l’ancien parcours. Seule une salle d’activité pédagogique peut accueillir certains événements organisés en commun avec le musée d’art et d’histoire de Saint-Lô. Les activités annoncées peuvent être facturées séparément, généralement à partir de 2 € selon les informations du réseau. Aucune date ferme de réouverture du parcours permanent n’est établie dans les sources consultées.

Source de référence : état actuel du musée

Adresse, contact et visite alternative à Saint-Lô

Adresse : Ferme de Boisjugan, boulevard de la Commune, 50000 Saint-Lô. Pour obtenir une confirmation des activités ponctuelles : 02 33 72 52 55, musee@saint-lo.fr. Le parking est partagé avec le centre aquatique. L’établissement indique que le bâtiment est accessible aux personnes à mobilité réduite, mais cela ne signifie pas qu’une entrée aux collections soit possible pendant les travaux. Pour une visite de musée effectivement ouverte à Saint-Lô, consultez les horaires du musée d’Art et d’Histoire de Saint-Lô. Les moulins et métiers ruraux du Molay-Littry offrent une autre perspective sur le travail agricole.

Source de référence : musées de Saint-Lô

Comparer le musée avec d’autres collections ethnographiques de Normandie

Les collections du Bocage normand sont centrées sur l’agriculture et l’élevage, avec un fort ancrage dans les paysages de la Manche. Le musée des Traditions et Arts normands de Martainville élargit la perspective aux intérieurs domestiques, aux costumes et aux métiers de la région. Le musée d’Histoire de la Vie Quotidienne à Petit-Caux suit les usages sociaux et techniques jusqu’à des périodes plus récentes. Retrouvez aussi la sélection des musées de Normandie et l’annuaire général. L’absence de réouverture confirmée impose toutefois de privilégier ces alternatives pour une sortie immédiate.

Source de référence : musées de Saint-Lô